Colloque vulnérabilité

Le colloque sur la Vulnérabilité des sociétés et des milieux côtiers et estuariens d’Afrique de l’Ouest » aura lieu à l’UASZ à Ziguinchor (Sénégal), les 19-22 novembre 2019″.
Les communications sont acceptées jusqu’au 28 juin.
Voici les cinq thèmes sur lesquels des communications sont attendues :
1/ Les nouvelles conditions hydro-climatiques et leurs conséquences : augmentation des houles, des tempêtes, apparition des cyclones, submersions, élévation du niveau océanique, érosion côtière, perturbations des conditions physico-chimiques et de leurs effets sur les écosystèmes : quels indicateurs d’une éventuelle évolution ? quels indicateurs d’une
éventuelle résilience ?
2/ Perception des aléas par les sociétés et les mobilisations socio-environnementales induites,adaptation, rôle des savoirs locaux dans la résilience des milieux et des agrosystèmes du
littoral ;
3/ Les vulnérabilités induites par les politiques publiques : surexploitation des ressources, nuisances et pollutions, capacités d’adaptation des communautés :
o les mines ouvertes ou en projet (zircon) ;
o les quotas de pêche ;
o les usines de farine de poisson ;
o l’avenir pétro-gazier de la façade océanique.
4/ La vulnérabilité produit de l’évolution des sociétés :
o le recul des activités traditionnelles et ses conséquences en termes de vulnérabilité des milieux et des hommes ;
o une surexploitation en général passée (et parfois encore actuelle) des ressources naturelles (y compris l’eau douce) ;
o l’amélioration de la gouvernance comme outil de résilience (mangrove, pêcheries,
AMP, etc.).
5/ Mangrove et riziculture : un retour à l’état initial, plus adapté à l’élévation du niveau océanique ? quel avenir pour la riziculture, quelles recommandations pour la relancer le cas échéant ?

Author: RiecNiomoune

5 pensées sur “Colloque vulnérabilité

  • juin 19, 2019 à 4:58
    Permalink

    Mangrove et riziculture. La riziculture qui est l’acivité principale de la plupart des Îles est fortement menacée par la remontée des eaux salées conséquence du changement climatique. Aujourd’hui, la mangrove qui constituait un rideau solide de protection des rizières est en voie de disparition exposant ainsi les berges à toutes sortes d’érosions. En plus de cela les activités de subsistance liées de mnière directe à la présence de la mangrove, ne se font plus : à savoir la pêche, la cueillette des huitres et d’autres mollusques.
    L’exploitation abusive de la mangrove pour divers usages, la mise en place des diquettes de collecte de sel sont à l’origine de toutes ces menaces dont les Îles sont exposées. Il est est urgent d’intervenir pour améliorer les conditions de vies de nos parents qui sont encore au village. Je suis de l’Île de NIOMOUNE.

    Répondre
    • juin 19, 2019 à 5:07
      Permalink

      Merci pour ces remarques. Ce serait bien que vous participiez au colloque du 19 novembre à Ziguinchor. La question de la mangrove et de l’entretien des rizières y sera abordée.
      Vous pouvez aussi participer au groupe de développement durable des iles de Casamance qui a rédigé un projet complet pour sortir de cette impasse.

      Répondre
      • août 14, 2019 à 9:14
        Permalink

        Le thème2 aussi est très important car des stratégies d’adaptation sont mis en place pour pallier à ces aléas. Il est à signaler que les solutions proposées aujourd’hui sont durables car elles sont à la fois économiquement rentable et bénéfique pour l’environnement. C’est à l’image du charbon bio, l’ostréiculture sur guirlande, reboisement, l’agroecologie, consommation des produits locaux, valorisation des fruits sauvages, promotion de l’agroecologie…

        Répondre
        • août 16, 2019 à 8:42
          Permalink

          D’accord Aïssatou, tous ces domaines : lutte contre l’érosion, reboisement, ostréiculture,agroécologie, sont liés. On ne peut pas se contenter de lutter contre l’érosion par des moyens mécaniques sans envisager le reboisement ou sans améliorer les revenus de la population pour réduire l’exode. C’est l’esprit de la Gestion Intégrée des Zones côtières que de promouvoir une action dans plusieurs domaines.

          Répondre
  • décembre 27, 2019 à 4:40
    Permalink

    Le colloque vise a interroger la notion de vulnerabilite dans ses origines, mais aussi dans ses implications anthropologiques, institutionnelles, politiques et culturelles. Signe d’une mutation socio-anthropologique recente de la societe occidentale, elle demande a etre deconstruite afin que l’on puisse en saisir les enjeux pour les individus comme pour les institutions. Le dialogue epistemologique et conceptuel entre les chercheurs permettra de conjuguer et de questionner etat des lieux, evaluations normatives et mediations cathartiques.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *