Plan d’action

Il a été esquissé lors de la conférence sur le développement durable des iles le 29 décembre 2019. Le compte-rendu diffusé a été validé par une centaine de participants.

Il concerne l’amélioration de l’ensemble des activités (7) de l’ile et des conditions d’existence (7) qui favorisent les activités et le maintien sur place de la population (surtout les jeunes) à même d’entretenir et de faire vivre le territoire

1/ Amélioration des 7 activités pratiquées ou en projet par les habitants :

  1. la riziculture voir page sur le riz
  2. la pêche et vente de poisson frais
  3. halieutique : collecte et séchage d’huitres et de coquillages + culture d’huitres
  4. le miel : production et commercialisation
  5. le maraîchage : jardins de case ou production pour vendre
  6. les plantations pour l’érosion, le vent, le maraîchage
  7. le tourisme écologique

2/ L’amélioration des conditions d’activité ou d’existence dans 7 domaines :

  1. l’eau : forages (pour l’alimentation) avec les partenaires ou stockage de l’eau (les 5 citernes de 350 m3)
  2. l’électricité (les lampadaires avec la société Sunadesign)
  3. les télécommunications : un point de connexion Internet
  4. les transports partagés avec Diogué, Haer, Itou, pour se rendre à Ziguinchor ou à Helinkine
  5. la santé : poste de santé amélioré
  6. l’éducation : équipement des écoles et du CM
  7. l’habitat

Author: RiecNiomoune

5 pensées sur “Plan d’action

  • juin 20, 2019 à 5:01
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    1 – Amélioration des 7 activités pratkiquées
    les 4 premières activités sont étroitement liées à l’existance de la mangrove. Cette mangrove protège les digues anti sel contre les vagues et par ricochet les rizières d’où l’augmentation des rendements agricoles. La mangrove constitue aussi un habitat important pour la reproduction et le développement de certaines espèces aquatiques, ce qui va rendre la pêche très intéressante si la ressource est présente. Les racines échasses de la mangrove constituent un support de reproduction des huitres et d’autres mollusques, d’où la gestion de la problématique de l’halieutique. Enfin l’Île de Niomoune ne possède pas de grandes forêts pouvant développer l’apiculture. C’est pour cela la mangrove, un milieu très favorable pour la mise en place de cette activité doit être reconstituée et préservée. Car dans l’Île de Niomoune ce ne sont pas des apiculteurs qui manquent. Il est donc urgent que tous ces projets se concrétisent pour l’amélioration des conditions de vies des populations insulaires et lutter paralèllement contre l’exode rural. Que dieu nous bénisse pour que nous puissions arriver à résoudre nos problèmes. Merci

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    • août 5, 2019 à 2:28
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      Je trouve vos commentaires très pertinent et je voudrais avoir votre contact sincèrement pour discuter plus amplement sur les solutions.

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      • août 9, 2019 à 4:48
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        Bonjour Louis Augustin, faites vous partie du collectif ADN pour le développement durable des iles de Casamance ?

        Répondre
  • mai 10, 2020 à 5:08
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    bonjour
    Nous avons déjà été en contact
    Je suis Dominique Douay, vice président d’Afrique en Vie, et nous expérimentons avec divers paysannes l’augmentation des rendements rizicoles par l’introduction des canards sur la Casamance et à Nioumoune particulièrement avec Solange DIATTA.
    Ayant eu à constater les problèmes d’eau à Nioumoune , lors d’un passage avec le Consul de France en 2018, nous avons commencer à travailler et sommes venu avec un cabinet d’ingénieure-conseil , en Janvier 2019pour une étude sur les possibilités d’approvisionnement en eau de Nioumoune.
    Dans le cadre de cette mission, la Fondation ARTELIA, a rencontré à Dakar plusieurs organismes et entreprises pour étudier les différentes possibilités d’alimentation en eau de l’île de Niomoune.
    Ainsi, la Fondation ARTELIA a rencontré l’OFOR (Office des Forages Ruraux) qui depuis, a lancé un projet d’alimentation en eau potable des iles de la Basse Casamance, intégrant notamment le village de Nioumoune.
    Ce projet est financé par la BADEA (Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique) et est en cours de réalisation. Le lancement de l’appel d’offre pour le choix des entreprises en charge des travaux a eu lieu en janvier 2019 avec un choix de l’entreprise retenue arrêté en mai 2019. Le projet prévoit l’adduction en eau potable de l’ile de Niomoune depuis 5 forages situés sur la commune d’Albadar, au Nord de la commune de Kafountine.
    Le projet global prévoit l’adduction d’eau potable sur 13 communes autour de Kafountine, par un système de transfert d’eau sur environ 70 km. Le système global sera composé de 5 forages (captant l’horizon aquifère du Paléocène), 2 châteaux d’eau, 151 km de réseau en PEHD tous diamètres confondus, 1751 branchements particuliers et 91 bornes fontaines. Pour le passage des bolongs du delta, il est prévu dans le projet que les canalisations d’eau soient lestés pour qu’elles reposent en fond de bolong.

    Sur l’ile de Niomoune, le projet prévoit la mise en place de :

    • 2,5 km de réseau d’eau potable en diamètre 63 mm,
    • 120 branchements particuliers,
    • 5 bornes fontaines.
    .
    Ce projet devrait permettre de remédier au stress hydrique important que subie l’île actuellement. Toutefois, à cette heure, il n’a pas été possible de savoir quel serait le prix de vente de l’eau pour les habitants.
    Ainsi l’alimentation en eau potable des habitants de l’ile de Niomoune semble réglée par le futur réseau d’adduction réalisé par la BADEA.
    Effectivement, l’eau distribuée sera disponible en quantité suffisante toute l’année pour les habitants de la commune et la qualité de l’eau sera bien meilleure que celle issue des cuves à impluvium utilisées actuellement.
    Il nous a toutefois paru judicieux de continuer à appuyer le village de Nioumoune sur l’aspect assainissement qui n’est pas pris en compte dans le projet d’alimentation en eau potable des iles de la Basse Casamance.
    Ainsi les eaux issues des impluviums, devenus inutiles pour la consommation d’eau, pourraient être utilisées pour la mise en place d’un programme d’assainissement.

    PROBLEMATIQUE DE L’ASSAINISSEMENT
    Chacun des quartiers du village possède des 2 latrines communautaires.
    Cependant, le nombre de latrines reste très insuffisant par rapport au nombre d’habitant des différents quartiers et la défécation à l’air libre est le plus souvent utilisée par les habitants du village.
    La solution que nous préconisons est le seul moyen d’amener un assainissement dans cette île qui ne sera surement jamais reliée à un réseau.
    Aussi le projet que nous vous présentons ne fait pas que résoudre un problème d’assainissement ( défécation à l’air libre), mais permet aussi d’apporter une réponse à la situation difficile des femmes de cette région en période de menstruation ( rejet du domicile, pas de structure d’accueil), de participer à travers la mise en place de jardins maraichers (le maraichage n’est pas pratiqué à Nioumoune, l’unique nourriture est le riz) à l’ODD 2 qui garantie l’accès à une alimentation sure, nutritive et suffisante pour tous, objectifs qui rejoignent de manière transversale d’autres ODD.
    Nous travaillons, dans nos programmes en général, sur la participation citoyenne, ici, d’ailleurs, particulièrement souligné dans l’Objectif de Développement Durable (ODD6) : « Appuyer et renforcer la participation de la population locale à l’amélioration de la gestion de l’eau et de l’assainissement », en organisant des cadres de concertation avec toutes les composantes de la population et en appuyant la gestion communautaire, ce qui , en ce type de lieu est la seule solution qui puisse être apportée à la résolution et la pérennité de l’assainissement local.

    Il nous a toutefois paru judicieux de continuer à appuyer le village de Nioumoune sur l’aspect assainissement qui n’est pas pris en compte dans le projet d’alimentation en eau potable de Nioumoune.
    L’assainissement est d’ailleurs, un sujet majeur dans le village avec des installations très limitées. En effet, le village est pourvu de 4 latrines communales et de quelques latrines privées pour plus de 2 500 habitants d’où un taux de défécation à l’air libre très élevé avec son corollaire inévitable (mortalité infantile et juvénile, niveaux élevés de dénutrition, de pauvreté, etc)
    Ainsi les eaux issues des impluviums, devenus inutiles pour la consommation d’eau, pourraient être utilisées pour la mise en place d’un programme d’assainissement.
    La situation actuelle montre un déficit important d’installations relatives à l’assainissement et, dans le cadre d’une amélioration de cette situation, l’eau des impluviums peut constituer une ressource complémentaire pour mettre en place un plan d’assainissement sans peser sur l’économie des familles qui auront déjà l’eau potable à payer et qui délaisseront les installations construites si elles doivent aussi payer pour leur utilisation.
    Par ailleurs, le changement climatique, phénomène avéré, génère des incertitudes sur la disponibilité et la durabilité des ressources hydriques. Dans ce contexte, le recours à l’eau de pluie prend une importance grandissante, qui a d’ailleurs été soulignée lors du 5e Forum Mondial de l’eau, à Istanbul.
    La prise en compte des différents usages et besoins en eau doit permettre d’envisager la récupération d’eau de pluie comme un élément d’une stratégie plus large de gestion intégrée de la ressource en eau. Intégrée dans une démarche de développement durable, permettant de réaliser des économies d’eau.. En ce sens, la récupération des eaux de pluies et tous les apports alternatifs à l’adduction en eau, contribuent à la préservation quantitative de la ressource. Par ailleurs, en valorisant une habitude ancestrale, on sécurise aussi l’approvisionnement, puisque en cas d’accident ou de phénomènes non contrôlés, à cause d’une panne matériel ou d’un contexte politique dégradé, qui amènerait une rupture de l’approvisionnement gouvernemental, on pourrait utiliser l’eau des impluviums en dépannage.
    La mise en place d’un système de rémunération alternative, par la mise à disposition par la mairie de terrains cultivables près des impluviums, arrosable grace aux impluviums, à des personnes qui s’engageraient, en échange, à assurer l’entretien de ces blocs sanitaires permettrait, à la fois, d’assurer l’entretien des ouvrages et la pérennité de l’action , mais aussi de fournir des légumes au village et d’améliorer considérablement la santé des habitants et des jeunes en particulier en participant à la diversification alimentaire.
    Une demande de financement qui prévoit la rénovation des impluviums, la construction de blocs sanitaires avec douches, la construction d’un bloc sanitaire spécifique pour les femmes en période de menstruation, une organisation qui permettrait l’entretien des latrines et douches, la création des jardins va être déposé auprès de financeurs.
    Je me permet de vous joindre pour vous demander si vous étiez d’accord avec les objectifs de ce programme
    je ne sais pas qui reçoit les messages de ce site
    Si c’est Rigobert, mes salutations à tous les habitants

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    • février 2, 2021 à 12:39
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      Bonjour Dominique, merci pour votre message, je vous réponds par mail car nous allons avoir l’occasion de réaliser une partie du projet envisagé à Niomoune : Accès à l’eau, aide à la protection des rizières
      Bien cordialement
      Patrick

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